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Je m'en suis jamais remise,
Je m'y suis juste habituée.
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Essayer d'oublier le passé. Essayer de fermer les yeux sur ce qui blesse.
Se dire que c'était le destin. Qu'il faut accepter.
Et aller de l'avant.
Et ne garder que le meilleur.
Avec Eux, et ceux qui viendront dans ma vie.
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" Je le savais.
Je regardais tes lèvres. Je les ai vues trembler d'amour au passage de son nom.
Alors j'ai voulu te séparer de lui, tout de suite, brutalement, que tu saches que c'était fini,
depuis le fond des temps, qu'il ne restait rien de lui, pas même un grain de poussière
quelque part mille fois emporté par les marées et les vents, plus rien de lui et plus rien du reste,
plus rien de rien... Que tes souvenirs étaient tirés du vide. Du néant.
Que derrière toi il n'y avait plus que le noir, et que la lumière, l'espoir,
la vie étaient ici dans notre présent, avec nous.
J'ai tranché derrière toi avec une hache.
Je t'ai fait mal.
Mais toi, la première, en prononçant son nom, tu m'avais broyé le c½ur. "
Ce fut d'être celui qui souffle, _ et qu'on oublie!
Vous souvient-il du soir où Christian vous parla
Sous le balcon? Eh bien! toute ma vie est là:
Pendant que je restais en bas, dans l'ombre noire,
D'autres montaient cueillir le baiser de la gloire!
C'est justice, et j'approuve au seuil de mon tombeau:
Molière a du génie et Christian était beau! "
